Accueil            Carte            Photos            Plan d'acces            Presse            Contact


La Derniere Heure - Le 16/07/2005

Bleus du Luberon !
Un Belge à la Côte d'Azur

ROUSSILLON C'est à Roussillon, un petit village provençal au nord-est d'Avignon, que se sont expatriés Nadine et Patrick D'Haeseleer, deux Belges de Braine-l'Alleud, en quête de soleil et de nature. Il y a déjà quelques années que le couple est tombé amoureux du Luberon. Très vite, ils ont aussi décidé de quitter notre plat pays et les brumes du Nord pour venir vivre leur rêve en France. D'abord, ils s'occupent de deux gîtes, avant d'ouvrir en plus, il y a trois ans, un restaurant: le Bleu de Toi, à Bonnieux. Rencontre.

Un parcours atypique...

«Rien ne me prédestinait ni à la cuisine ni à la restauration», explique Patrick D'Haeseleer, un Belge de 54 ans. «En fait, j'ai fait une école de commerce et un MBA. Toute mon activité professionnelle s'est toujours située dans l'automobile: j'étais directeur général de Renault Crédit en Pologne. Ma femme, elle, était concessionnaire à Braine-l'Alleud.» Un jour, le couple décide de changer de vie. «Il y avait sept ans que nous possédions une maison à Roussillon. Nous y passions nos vacances. Au fur et à mesure, ça devenait de plus en plus difficile de quitter la région et de retourner travailler chez nous. Un jour, c'était un 1er novembre, nous étions ici et il faisait encore très beau. Nous avons simplement décidé de changer de vie, de plaquer tout et de venir vivre au soleil.» Pourtant, Patrick avoue que cela n'a pas été facile. «Un changement pareil, c'est toujours difficile. En Belgique, on vivait quand même dans un grand confort. D'autre part, mon beau-frère habitait déjà ici, et nous avions déjà une maison dans le coin. Donc, ces aspects nous ont facilité la vie.»

L'intégration...

Lorsque Patrick commence à parler du coin, il est volubile: «C'est une magnifique région où l'authenticité existe encore. C'est assez calme et vous avez toujours un bon accueil, où que vous alliez. Ici, l'attention des commerçants est fixée sur le client, ce qui n'est pas toujours le cas quand on se rapproche de la côte. Puis, il y a beaucoup de choses à voir absolument. Nous sommes situés dans le parc naturel du Luberon. Il y a de superbes villages; à Bonnieux, il y a la forêt de cèdres; à Roussillon, il y a les ocres; il y a aussi la Sorgue qui n'est pas très loin et la fontaine du Vaucluse.» Et en ce qui concerne l'intégration? «Nous n'avons eu aucun problème. Naturellement, on l'a jouée profil bas. Ici, il vaut mieux ne pas arriver en pays conquis. Comme notre restaurant est aussi ouvert pendant l'hiver, ce que pensent les gens du pays est très important pour nous. Nous ouvrons toute l'année, sauf en janvier et en février, parce qu'à ce moment-là, il fait vraiment trop calme.»

Deux gîtes et un restaurant...

Le couple possède deux gîtes et un restaurant. «Nous avons un premier gîte qui peut héberger entre quatre et six personnes», dit Patrick. «Le second, lui, est fait pour deux personnes avec enfants. Ils ont une piscine indépendante, entourée par quarante hectares de vigne. C'est un endroit magique.» Et si vous avez la possibilité de passer au restaurant le Bleu de toi, vous pourrez peut-être saluer le chef derrière ses fourneaux. «On s'est spécialisé dans les viandes. Nos produits viennent directement d'Auvergne par camions frigorifiques. C'est du boeuf charolais et de l'agneau du Bourbonnais. Bien sûr, je n'avais aucune formation de cuisinier à la base, mais j'ai toujours été un viandard. J'ai toujours aimé rôtir une viande. Donc, nous avons opté pour cette solution-là.» Les prix? «Ils sont corrects. Les entrées vont de six euros, pour un petit chèvre, à dix euros pour un foie gras fait maison. Les plats, eux, oscillent entre treize euros et vingt euros pour la côte à l'os.»

Quelques conseils utiles?

Quand on demande à Patrick ce qu'il conseillerait à ceux tentés par l'aventure, il répond: «Je dirais qu'avant de s'expatrier, il faut aussi venir en hiver. C'est vrai qu'on entend souvent des gens qui ouvrent des chambres d'hôtes parce qu'ils y ont séjourné en été. Ici, la bonne saison dure quatre à cinq mois, puis nous avons des hivers relativement rigoureux. Il peut faire moins douze à moins treize la nuit. Tout le monde ne supporte pas ça.» Quels problèmes a t-il rencontré lors de son installation? «On se plaint parfois de la fiscalité en Belgique, mais c'est encore beaucoup plus cher ici, et le côté administratif est encore beaucoup plus lourd. Habiter et travailler en France coûte très cher.» Et donc un peu de nostalgie de la Belgique? «Non. La seule chose qui nous manque, c'est la famille. Nous avons de grands enfants qui sont restés au pays. Eux, ils nous manquent beaucoup. Cela dit, tout est contrebalancé par la qualité de vie qu'on a ici.»

Renseignements :

Tél. 00.33.4.90.75.60.83
http://lesreysluberon.free.fr
http://www.bleudetoi.com


ÉTIENNE LOUVAIN

© La Dernière Heure 2005 http://www.dhnet.be/dhculture/article.phtml?id=125824








http://www.petitfute.com/